DES PHENOMENES ETRANGES NATURELS BIEN SURPRENANTS…


Je précise que ces deux photos prises par moi n’ont subi aucun trucage ! Elles ont juste 13 ans d’intervalle (il faut savoir que je suis vraiment marquée par le chiffre 13 !).

Pour toi Sandra, ma petite soeur de coeur : tu constateras que je n’ai fumé ni la moquette ni des herbes folles ! Surtout que tu étais avec moi à Béziers quand j’ai pris cette photo ! rire. D’ailleurs, je trouve bien étrange que tu sois toujours le témoin privilégié des choses peu ordinaires qui arrivent dans ma vie…  Serais-je ton piment plus savoureux que celui d’Espelette ?

Très beau profil de Madame au bout du trait noir !

BIRMANIE - 2001 - en allant vers Kalaw

BIRMANIE – 2001 – en allant vers Kalaw : un visage de profil se dégage dans les nuages

Le fantôme des écluses de Fonserannes - (Paul Riquet ?) Béziers - juillet 2014

Le fantôme des écluses de Fonserannes – (Paul Riquet ?) – Béziers – juillet 2014

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MÊME TOI !


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                                                                                                                                                                                                                                                                 « Tu ne me croiras peut-être pas mais tout ce qui existe sert à quelque chose. Prends cette pierre par exemple, n’importe laquelle. Elle sert à quelque chose. Même cette petite pierre. A quoi ? Je l’ignore. Si je le savais, je serais le Père Eternel. Il sait tout : le jour de ta naissance, celui de ta mort.

Non, j’ignore à quoi sert cette pierre mais elle sert à quelque chose. Sinon, tout est inutile ;  même les étoiles. C’est mon opinion.

Même toi… Même toi, tu sers à quelque chose avec ta tête d’artichaut ! »

FEDERICO FELLINI, La Strada (1954)

ASSOCIATION « ENFANCE PASCALE » : UNE MOBILISATION EXEMPLAIRE


Juin 2014 - l'Association "Enfance-Pascale" remet 12 tablettes au service pédiatrique du CHU Charles NICOLLE de ROUEN

Juin 2014 – l’Association « Enfance-Pascale » remet 12 tablettes au service pédiatrique du CHU Charles NICOLLE de ROUEN


L’ASSOCIATION « ENFANCE-PASCALE »
:

UNE MOBILISATION EXEMPLAIRE POUR LES ENFANTS DANS LE BESOIN !

Chers amis blogueurs, 

Je ne résiste pas à l’envie de vous parler de cette magnanime Association qui mérite un coup de projecteur et qui est, avouons-le, chère à mon coeur.

Voici un peu plus de 2 ans maintenant qu’est née l’Association « Enfance-Pascale ». Créée par l’émérite famille DELLA RAGIONE, elle a pour vocation d’intervenir auprès d’enfants dans le besoin en tentant d’améliorer leurs conditions de vie au quotidien.

Cette belle association se distingue par son dynamisme et son efficacité dans la réalisation de ses projets. C’est ainsi que, depuis sa naissance en 2012, les actions suivantes ont pu voir le jour :

20 OCTOBRE 2012

Village d’Houékadoumé au Bénin :

Inauguration du puits « L’EAU DE PASCALE ». Grâce à ce puits, les enfants – et par voie de conséquence toute la population du village – accèdent à une meilleure hygiène de vie. Fini les kilomètres interminables pour les femmes en quête d’eau.

L’action de l’Association au Bénin ne s’arrête pas là puisqu’elle cherche également à équiper une école de tables et de chaises.

OCTOBRE 2013

Groupe Hospitalier du Havre :

Remise de coussins de positionnement et de sacs de sable facilitant l’installation et le maintien des enfants alités ; un équipement hautement précieux puisqu’il apporte confort (mieux-être) aux enfants qui souffrent ainsi moins.

JUIN 2014

CHU Charles NICOLLE de ROUEN :

Remise d’une douzaine de tablettes wifi pour les enfants du service pédiatrique. Ces tablettes pourront permettre aux enfants de se divertir et de rester en contact avec leur famille réduisant ainsi le sentiment d’isolement induit par un changement de cadre de vie.

CE QU’IL FAUT SAVOIR :

L’Association existe grâce aux dons recueillis, mais pas seulement ! Je tiens, ici, à saluer et à mettre en lumière l’implication, la ténacité, le courage et l’ambition de la famille DELLA RAGIONE au complet qui organise, en parallèle, des événements tels que vide-greniers, course à pied, vente de cosmétiques, petits travaux chez des particuliers… Cela afin de  contribuer à récolter des fonds pour la concrétisation des projets.

Grâce aux dons, grâce à toutes ces initiatives, cette merveilleuse famille réalise le souhait qu’avait leur fille Pascale – partie trop tôt d’un cancer – d’oeuvrer pour les enfants nécessiteux.

VOUS AUSSI POUVEZ AIDER L’ASSOCIATION A CONTINUER SES NOBLES ACTIONS :

Il vous suffit pour cela d’être convaincu(e) vous-même qu’une petite goutte d’eau dans l’océan peut changer les choses parce que « le monde de demain commence aujourd’hui par ce que l’on en fait… » Et parce que les enfants sont le monde de demain qui commence aujourd’hui : un monde fait de partage et d’entraide.

Toutes les suggestions seront les bienvenues (vous pouvez naturellement partager une expérience réussie). Votre mobilisation aussi peut être importante et cela, d’où que vous soyez, par quelque moyen que ce soit (parler de l’Association autour de vous par exemple), ou tout simplement, si vous manquez d’imagination, en faisant un don. Ne jamais perdre de vue qu’il s’agit, avant tout, d’offrir du bonheur aux enfants, ces petites fleurs de la Création.

Faire un don :

par chèque à l’ordre de l’Association « ENFANCE-PASCALE » à adresser à

94, rue Bernardin de St Pierre – 76600 LE HAVRE

ou directement : 

Caisse d’Epargne

57, place de l’Hôtel de Ville – 76600 LE HAVRE

Contact :

Email :  mfdellaragione@free.fr

Si vous le désirez vous pouvez obtenir plus d’informations en consultant le blog de l’association :

http://enfance-pascale.over-blog.com

Merci de votre attention chers blogueurs. J’espère que vous rejoindrez l’Association pour de bons gros bonheurs à vivre.

Et à toi… Ma Pascalinette qui resteras pour toujours dans mon coeur…

Corinne

 

VERS LE 8e CIEL de CHARLOTTE VALANDREY écrit avec Jean Arcelin


Vers le 8e ciel de CHARLOTTE VALANDREY

VERS LE 8e CIEL DE CHARLOTTE VALANDREY

« Toutes les fleurs de l’avenir sont dans les semences d’aujourd’hui »
Proverbe chinois

Vers le 8e Ciel

Voici un livre magnifiquement bien écrit, entraînant, coloré, plein d’humour, qui fait la lumière sur la part divine qui régit nos vies. Il est le troisième que je lis de cette auteure et je dois dire qu’il est mon préféré.

Nous le savons : la vie de Charlotte est, à bien des égards, extra-ordinaire (je scinde volontairement ce mot afin d’accentuer le côté incroyable, sensationnel et renversant de son destin).

A n’en point douter, les événements qui ponctuent son existence, les rencontres pour le moins inattendues qu’elle fait, les coïncidences étranges (synchronicités) qui colorent son quotidien, les signes qu’elle reçoit de l’au-delà procèdent d’une dimension qui échappe au tangible et à notre esprit on ne peut plus cartésien.

Son livre – récit de sa vie – se présente comme une porte qui s’ouvre sur un monde parallèle : la révélation d’un souffle spirituel qui nous fait prendre conscience qu’il existe, au-delà de nos sens habituels, un monde insoupçonné fait de guidance et d’Amour, un monde auquel nous sommes tous reliés étant issus nous-mêmes du cosmos, du Grand Créateur du tout.

Son ouvrage recèle un message d’espoir pour toutes celles et tous ceux qui sont prêts à s’ouvrir sur d’autres possibles, à entamer une démarche d’éveil spirituel face à un monde en déclin encore régit par le pouvoir de l’argent.

Gageons qu’après avoir lu ce livre, vous serez sûrement nombreux à réfléchir sur les événements de votre vie et à vous remémorer avoir – vous aussi – vécu des événements curieux, des coïncidences troublantes inexpliquées comme cela m’est arrivé quelques fois dans ma propre vie. Aujourd’hui, je comprends, grâce à Charlotte, que tout cela a un sens et que ce n’est pas dû au hasard… J’aime d’ailleurs beaucoup cette citation de Paul Eluard qui écrivait : « il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous ».

Amis journalistes, prenez le temps de lire cet ouvrage ; d’une manière ou d’une autre, vous en sortirez transformés pour le meilleur, j’en suis convaincue.

Quant à vous, Charlotte, continuez votre oeuvre éclairante pour qui souhaite comprendre le sens de notre existence sur terre. Vous êtes une messagère de coeur et j’aime la belle âme que vous êtes.

Du même auteur :
L’Amour dans le sang, Le cherche midi, 2005
De coeur inconnu, Le cherche midi, 2011 (voir article dans ce blog à mes livres coup de coeur),
N’oublie pas de m’aimer, Le cherche midi, 2012

SOUS LE FIRMAMENT (CANTIQUE)


020Une pensée pour mon parrain, Jean-Baptiste LE BRETON, qui m’avait offert ce cantique qui va aujourd’hui m’aider à surmonter l’insurmontable. Veille sur moi de là-haut, toi qui croyais si fort en moi, en mes « dons cachés » ! Si demain ma vie doit changer du tout au tout, alors dis-moi que dans l’épreuve que je traverse, ce sera pour du meilleur !

 

 

 

 

Sous le firmament

Tout n’est que changement ;

TOUT PASSE.

Et quoi que l’homme fasse,

Ses jours s’en vont courant

Plus vite qu’un torrent

TOUT PASSE.

C’est la vérité :

Hormis l’éternité

TOUT PASSE.

Faisons valoir la grâce ;

Le temps est précieux,

Tandis que sous nos yeux

TOUT PASSE.

Les petits et les grands,

Les charges et les rangs,

TOUT PASSE.

Chacun prend une place,

Puis disparaît un jour :

Dans ce mortel séjour

TOUT PASSE.

Comme le vaisseau

Qui glisse au loin sur l’eau ;

TOUT PASSE.

Il n’en est plus de trace…

Ainsi vont les honneurs,

Les biens et les grandeurs,

TOUT PASSE.

Jeunesse et beauté,

Plaisir force et santé,

TOUT PASSE.

Tous se flétrit, s’efface,

Rien ne résiste au temps :

Comme une fleur des champs

TOUT PASSE.

Tel est notre sort :

Il faut que par la mort

TOUT PASSE.

Le juste qui trépasse

Peut dire avec bonheur :

Combat, chagrin, douleur,

TOUT PASSE.

Heureux le passant

Qui va toujours pensant :

TOUT PASSE.

Rien n’est plus efficace

Pour supporter nos maux

Que ces deux simples mots :

TOUT PASSE.

PORTRAIT DE CLARA A. HILTON


 

LE MODELE ET LA TOILE - 16 mai 2014

LE MODELE ET LA TOILE – 16 mai 2014

L'ARTISTE ET SON OEUVRE - 16 mai 2014

L’ARTISTE ET SON OEUVRE – 16 mai 2014

Qui voit Ouessant voit son sang
Qui voit Molène oublie sa peine
Qui voit Sein n’a plus peur du lendemain
Qui voit le Fromveur entrevoit le bonheur »
BRETONNE, « Je ne serai jamais ta parisienne » – Nolwenn LEROY

Merci Clara, ma belle Ouessantine et adorable collègue, de m’avoir permis la réalisation de cette toile. J’espère que le résultat te plaira. Je t’embrasse en attendant de te voir.

Portrait à l'huile de l'une de mes collègues

PORTRAIT A L’HUILE – 80 x 80 cm – 2014

FORMIDABLE DESTIN !


Mon amie "Albertine" - Pointe de l'Amélie à Soulac-sur-mer

Mon amie « Albertine » – Pointe de l’Amélie à Soulac-sur-mer

MA TROMBINE, ISLE SAINT GEORGES - mars 2014 - photo prise par mon amie

MA TROMBINE, ISLE SAINT GEORGES – mars 2014 – photo prise par mon amie

TOURNAGE SUR LA DUNE DU PYLA - BASSIN D'ARCACHON - mars 2014

TOURNAGE SUR LA DUNE DU PYLA – BASSIN D’ARCACHON – mars 2014

 

 

 

 

 

 

 

Nota : Albertine est le pseudonyme que j’ai choisi pour préserver l’anonymat de mon amie – je respecte ainsi son désir. Albertine est le prénom de sa grand-mère et également celui de ma mère. Il me tenait donc à coeur de l’utiliser.

 

Mercredi 12 mars 2014

Fin de journée. Je quitte l’Isle Saint-Georges pour me rendre à l’aéroport de Mérignac. Complètement perdue dans le fil de mes pensées et de mes émotions, je réalise que j’ai conduit en état de conscience modifiée et m’étonne d’être déjà arrivée. Je laisse donc mes remémorations de la Martinique pour réintégrer le temps présent.

Je sors le téléphone de mon sac à main. Tiens ! Déjà 2 sms. Le premier annonce : « Mon checking è ok. Attends dpart ds 1h. A tte bs – Alb ». Puis, je lis le deuxième : « Venons d’atterrir. A ». Comme je ne capte pas à partir de mon domicile, je prends connaissance des textos simultanément alors que des heures les séparent l’un de l’autre.

Quel événement ! Dans quelques instants, je vais retrouver Albertine*, amie martiniquaise que je n’ai pas revue depuis 32 ans ! Distorsion du temps sur toute la ligne !

Notre dernière embrassade remonte à l’année 1982… C’est dire ! A l’époque, baccalauréat en poche, je quitte, contrainte, la Martinique pour suivre mes parents en Métropole. Je me souviens avoir vécu ce départ comme une déchirure, une commotion psychologique qui durera d’ailleurs quelques années. J’aimais ma vie sous les tropiques. J’y avais des copains et menais un style de vie insouciant qui collait parfaitement à ma personnalité : soleil, plage et chasse sous-marine dans la baie de Sainte-Anne rythmaient mes week-ends et mes vacances. Je ne désirais rien de plus : le paradis était là. Je m’étais enracinée dans cette culture créole renouant avec des atavismes familiaux (mon grand-père paternel était réunionnais, natif de Trois-Bassins).

Flashback – Albertine et moi-même nous rencontrons pour la première fois lors de notre entrée au lycée Bellevue de Fort-de-France. Nous ne suivons pas la même filière : elle est en section « S » (médico-social) ; je suis en section « A » (voie littéraire). Cependant, volonté déjà affirmée du destin, en tant qu’internes, nous partageons le même box (chambre à 4 lits). Il en sera de même les années suivantes alors que les autres camarades se succéderont.

Albertine devient bien vite une confidente, une amie, une grande soeur. C’est elle qui, principalement, m’apprend à comprendre et à parler le créole. C’est vers elle que je me tourne souvent : j’aime son côté jovial et spontané, son enthousiasme, son rire sonore, sa voix chaude et grave, son accent ensoleillé et la belle foi en Dieu qui l’habite. Avec elle, il est possible de parler de tout sans crainte d’être jugé. Grâce à sa présence, mon intégration se fait tout en douceur.

De retour en métropole, les années passent dans le silence et l’absence de notre amitié. Je n’oublie pourtant pas Albertine mais mes recherches pour la retrouver restent vaines. Et puis, voilà presque 4 ans maintenant, Albertine me retrouve grâce aux recherches menées par sa nièce sur Internet. C’est le bonheur absolu !  Elle m’apprend qu’elle habite en Savoie depuis une trentaine d’années et qu’elle travaille sur Genève. Tandis que nous échangeons sur nos vies respectives, je tombe des nues lorsqu’elle me confie avoir une mamie qui habite le Verdon sur mer ! Dans le Médoc ! Incroyable si l’on considère les 549 000 km2 de superficie de la France et les 66 millions d’habitants qui la peuplent ! Elle a passé, me dit-elle, quelques vacances d’été à accompagner ses cousines… « Oh ! Mais c’est dingue, ça ! » m’exclamé-je médusée. « Tu te rends compte que nous nous sommes peut-être croisées sans y prêter attention ?!!! » ajouté-je ébaubie.

Et puis, un jour de février 2014, Albertine m’annonce : « Coco, je prends l’avion et je viens te voir à la mi-mars ». « Génial ! » m’esclaffé-je avant d’ajouter « mais tu sais, je bosse, je ne pourrai pas être très disponible ». « C’est pas grave Coco ! Tu sais, je suis très autonome ». Albertine est, effectivement, une grande baroudeuse. « Le mieux sera que tu loues une voiture pour profiter des beautés de la région » lui dis-je. Elle acquiesce.

Retour à l’aéroport de Mérignac en ce 12 mars 2014. Il est 20H50. Je me tiens sur le parking de l’arrêt minute. La nuit s’est déjà déployée sur la totalité du ciel girondin. Téléphone en main, j’appelle Albertine : « tu es où mon Albertine ? » « Je suis dehors, du côté des bus » me répond-elle. « Ok, j’avance, je tourne sur moi-même et je lève le bras. Me vois-tu ? » « Oui, Coco ! Je te reconnais ! ».

Nous nous rejoignons puis tombons littéralement dans les bras l’une de l’autre. Quelle intense émotion !!! Eclipsées, balayées, délitées les 32 années de séparation ! Il me semble que nous nous sommes quittées hier. Mais quel rôle joue donc le temps, ce magicien qui régit pourtant la durée de notre existence sur terre ? Pourquoi tant de perceptions différentes dans cette approche « espace-temps » en fonction de ce que l’on vit ? Mystère. Le temps, assurément, n’est qu’une notion intellectuelle propre à tout un chacun. Rien de plus.

Nous arrivons chez moi. Et voilà mon Albertine qui déballe pléthore de cadeaux gourmands : des spécialités suisses, du salé, du sucré… Et un beau bracelet. Mon Dieu ! Mais tu as fait des folies Albertine ! ». Elle rit, elle est heureuse. Moi aussi. Mais le clou de la soirée, c’est ce vieux cahier de lycéenne qu’elle fait surgir de son sac : « regarde Coco ! ». Elle fait défiler les pages les unes après les autres ; collages artistiques et écrits s’enchaînent (une artiste mon Albertine !).  Puis, soudain, elle s’arrête à une page bien précise et me tend le cahier grand ouvert.  Je découvre avec bouleversement un poème que j’avais écrit daté du 17 décembre 1981 (j’avais tout juste 18 ans) ! Un beau poème qui faisait l’éloge de notre grande amitié. Puis, collé avec soin, sur la page de droite, un dessin que j’avais réalisé aux crayons de couleur. J’y avais tapé à la machine une phrase qui dit : « Dis, c’est quand que tu m’emmènes… ? ». Et en dessous, la réponse d’Albertine qui revient à peu près à ça : « lorsque nos chemins se croiseront à nouveau… ».

Le lendemain soir, nous allons fêter nos retrouvailles et son anniversaire dans le restaurant du village. Nous passons un délicieux moment ensemble à tout point de vue.

Le vendredi matin, voiture de location récupérée, Albertine s’en va à l’assaut du bassin d’Arcachon. Je lui ai établi la liste des endroits incontournables à visiter : entre autres, la dune du Pyla, le village de l’Herbe, le sentier du littoral… avec une remontée vers le Médoc par la route des lacs. Passionnée de photo, elle ne pourra que se réjouir de la lumière particulière propre à ces lieux.

Nous convenons de nous retrouver à Soulac le dimanche. Elle tient absolument à revoir ma petite maman et à saluer sa mamie qui se trouve au Verdon.

Le dimanche 16 mars, arrivée à Soulac dès potron-minet, j’attends le milieu de la matinée pour lui envoyer un texto : « suis à la maison de retraite avec ma petite maman. Tu es réveillée ? ». Elle m’appelle tout de go : « Ah ! Coco ! Donne-moi encore une petite heure pour me préparer et j’arrive ». Savoir que ma mère âgée et souffrant d’une mémoire défaillante va revoir Albertine me touche beaucoup. Je sais qu’elle appréciait énormément mon amie.

Ponctuelle, je vois mon Albertine qui débarque dans la chambre précédée par ma mère qu’elle a récupéré au passage au restaurant de l’Ehpad. Le cliché est autant rigolo qu’attendrissant : ma grande Albertine (1,80 m) et ma minuscule maman (1,50 m), toutes les deux dans l’entrebâillement de la porte. Une image pleine de charme que je n’oublierai jamais !

Avant toute chose, je fais deux propositions à Albertine. La première, c’est d’aller faire un tour à la Pointe de l’Amélie. La deuxième, c’est de rencontrer ma marraine Jacqueline, 81 ans ; une mamie super jeune d’esprit, originale, dynamique et hautement spirituelle que j’adore plus que tout. Je suis sûre qu’elles seront en symbiose. Mon intuition est bonne car le cours des événements me donnera raison sur toute la ligne.

Mais pour l’heure, voilà mon amie qui me raconte son escapade sur le Bassin d’Arcachon. « C’était bien me dit-elle mais, malheureusement, le soleil était absent ». « Mais tu es quand même allée à la dune du Pyla ? ». « Oh ! Oui Coco ! Figure-toi que je m’étais levée très tôt pour faire des photos du lever du soleil mais tout était couvert. Lors de l’ascension, j’ai repéré des grandes empreintes de pas dans lesquelles j’ai marché pour alléger l’effort. Arrivée presque au sommet, j’ai vu de larges traces ressemblant à une valise traînée ». « Ah bon ?! C’est bizarre ! Si tôt ? Et sur la dune du Pyla ?!! » lui rétorqué-je autant surprise qu’amusée. « Oui Coco ! Je t’assure ! C’est vrai ! Et puis j’ai continué à marcher et j’ai fini par voir une grosse malle !… Et là, Coco, tu ne devineras jamais ce que j’ai découvert !  J’ai découvert un… Viking ! ». En même temps qu’elle me raconte cela, elle rit à en perdre le souffle m’entraînant dans son histoire plutôt rocambolesque. « Dis-donc, Albertine, tu me dis « no sex, no drogue, no coffee ! »… mais tu n’aurais pas fumé la moquette par hasard ? » Nous rigolons de plus belle. « Non, non ! Figure-toi que c’était un tournage de film ! Je me suis permis de demander à l’un des gars qui était sur place où se trouvait le soleil, de quel côté il se levait (là, je suis encore plus bidonnée, pliée de rire comme pas possible !!!!) mais il n’a rien compris. Il ne parlait pas français ; il était australien. » Et mon Albertine de continuer : « ils m’ont demandé de les prendre en photo avec leur appareil. Alors, à mon tour, j’en ai profité pour leur voler quelques clichés ». Et effectivement, elle me montre les photos qu’elle a prises du tournage. Le Viking est bien là ! J’ai fait l’ascension de la dune du Pyla bien des fois mais je n’ai jamais vu un truc pareil ! Hallucinant !

Enfin, elle me raconte la recherche de sa mamie. Epique ! « Je suis allée au Verdon. Mais ça a beaucoup changé depuis ma dernière visite. J’ai dû demander à un monsieur s’il pouvait situer la maison que je n’arrivais pas à retrouver. Grâce à ses indications, j’ai fini par me retrouver chez mamie. Mais j’ai trouvé la porte close. Alors j’ai appelé l’une de mes cousines un peu inquiète. Et sais-tu ce qu’elle m’a appris ? Mamie est en maison de retraite depuis peu ! Et sais-tu où elle se trouve ? Dans la même maison de retraite que ta maman !!! » « Non ! Pas possible ! » m’étonné-je. Je lui propose de partir à la recherche de la chambre de sa mamie. Elle me rétorque :  » Ce serait bien que ta maman nous accompagne, comme ça, elles pourraient faire connaissance ».  Et là, nouvelle émotion ! Nous n’avons pas bien loin à aller… Nous découvrons bien vite qu’elles sont tout simplement voisines ! « Mais c’est trop fou tout ça ! » lui dis-je. Albertine retrouve donc sa mamie avec une tendresse et un bonheur amplement partagés. « Il faudrait que l’on trouve quelqu’un pour nous prendre toutes les quatre en photo » propose t-elle. Je m’avance donc dans le couloir avec l’idée de solliciter un membre du personnel quand je tombe nez-à-nez avec un couple venu voir « mamie ». Manifestement, l’homme autant que la femme semblent inquiets de voir autant de monde autour de la vieille dame. Mais ce sentiment s’estompe et les visages s’éclairent dès qu’Albertine prend la parole. Nouvelles retrouvailles ! On n’en finit plus ! Je propose de les laisser en famille et de nous retirer mais j’essuie à chaque fois un refus. « Non, vous pouvez rester, au contraire !  » m’affirme le monsieur visiblement très sociable. Je fais donc connaissance du cercle élargi de mon amie. Au final, nous finirons tous la soirée au restaurant – exception faite de nos petites mamies -. Puis, un peu tardivement, après le dîner,  Albertine et moi-même reprendrons la route pour l’Isle Saint-Georges, chacune respectivement dans notre voiture. Le lendemain matin, très tôt, j’irai l’accompagner jusqu’à l’aéroport – jusqu’à la porte de l’embarquement très précisément – pour un ultime au-revoir mais certainement pas pour un adieu !

« Incroyable destin ! » dis-je à Albertine. « Mais c’est Dieu qui organise tout très bien dès l’instant où tu t’en remets à lui » me répond-elle.

Quoi qu’il en soit, je te remercie du fond du coeur ma belle. J’ai vécu un immense et intense moment de bonheur. Tu es restée la fille lumineuse, intelligente, rigolote et généreuse que j’ai connue. Alors, à nous de continuer à écrire cette belle histoire. Et je te le dis également : Je t’aime ! J’irai te voir en Suisse, c’est promis ! Pour vivre de nouvelles aventures avec toi ! Laisse-moi juste un peu de temps.