JAZZ A MARSAC ou QUENTIN SALLAT JOUANT « LE RÊVE DE JANY »


Ma définition du jazz : le jazz, c’est le déchaînement d’une tempête en haute mer par temps calme réalisé sur des accords multicolores qui sont autant de lames de fond vous entraînant dans les plus hautes sphères de l’esprit.

 

Tu n’avais que quelques mois lorsque, te tenant fièrement dans mes bras, je me suis exclamée : « Quentin, tu seras un artiste mon bonhomme, j’en suis sûre ! ». Et, simple coïncidence (ou pas d’ailleurs !), bien qu’endormi dans un profond sommeil, tu m’as souri. Nous nous sommes regardées avec ta maman bien surprises toutes les deux de cette réponse inopinée tombée du ciel en signe d’acquiescement… J’ai su, précisément à ce moment là, que je ne me trompais pas et que mon intuition était juste.  Mais je n’aurais jamais imaginé que tu puisses déjà te targuer d »un parcours aussi brillant à seulement 18 ans ! Premier de ta classe, reçu avec mention « très bien » au baccalauréat et remarqué par ton professeur de jazz… Que te manque-t-il mon beau Quentin, toi qui es déjà auteur-compositeur-interprète ? Le succès ! Oui, je te souhaite le plus grand des succès car je t’en sais capable mais surtout n’oublie jamais que pour l’obtenir, il faut travailler sans cesse et ne pas se reposer simplement sur les bonnes grâces obtenues à la naissance. Je te souhaite donc de voyager et de continuer à jouer du saxo sans relâche pour pouvoir un jour assister à l’un de tes concerts (en privé pour moi, bien sûr !). Je t’embrasse aussi fort que je t’aime ma petite étoile. Et pour finir, j’adresse un clin d’oeil à Jany à qui je pense souvent et qui doit être très fière de toi également.
JAZZ A MARSAC ou QUENTIN JOUANT "LE RÊVE DE JANY" - Huile sur toile - 2014 - 80 cm x 80 cm

JAZZ A MARSAC ou QUENTIN JOUANT « LE RÊVE DE JANY » – Huile sur toile – 2014 – 80 cm x 80 cm

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LE JARDIN DE L’EAU-DE-Là ou LE SOUFFLE DU PRINTEMPS EN MON ÂME


« Sois satisfait des fleurs, des fruits, même des feuilles si c’est dans ton jardin à toi que tu les cueilles » Edmond ROSTAND

« La pierre n’a point d’espoir d’être autre chose que la pierre. Mais de collaborer, elle s’assemble et devient temple » Antoine de Saint-Exupéry

LE JARDIN DE L'EAU-DE-LA OU LE SOUFFLE DU PRINTEMPS EN MON ÂME

LE JARDIN DE L’EAU-DE-LA OU LE SOUFFLE DU PRINTEMPS EN MON ÂME – 2014 – HST et collage – 40 x 120 cm

 

 

PORTRAIT DE CLARA A. HILTON


 

LE MODELE ET LA TOILE - 16 mai 2014

LE MODELE ET LA TOILE – 16 mai 2014

L'ARTISTE ET SON OEUVRE - 16 mai 2014

L’ARTISTE ET SON OEUVRE – 16 mai 2014

Qui voit Ouessant voit son sang
Qui voit Molène oublie sa peine
Qui voit Sein n’a plus peur du lendemain
Qui voit le Fromveur entrevoit le bonheur »
BRETONNE, « Je ne serai jamais ta parisienne » – Nolwenn LEROY

Merci Clara, ma belle Ouessantine et adorable collègue, de m’avoir permis la réalisation de cette toile. J’espère que le résultat te plaira. Je t’embrasse en attendant de te voir.

Portrait à l'huile de l'une de mes collègues

PORTRAIT A L’HUILE – 80 x 80 cm – 2014

AMARANDI


 
Lorsqu’Henri CLEMANDOT m’invite à visiter, pour la première fois, le chantier de construction de sa villa contemporaine, il faut bien dire qu’il n’y a pas grand chose à voir en dehors d’une structure plate bétonnée qui repose sur des pilotis et émerge de la masse sableuse du terrain avec une belle assurance.
Mais je change bien vite d’avis tandis que je pose les pieds sur la surface brute et que je m’y promène librement. Je découvre alors une forme cubique dont la disposition en "plots" peu commune se révèle intéressante . Cela m’interpelle.
 
Nous quittons le chantier. Je reprends mon activité professionnelle mais une fois rentrée chez moi, la forme cubique me revient en mémoire, m’envahit et m’obsède. Je ne comprends pas bien pourquoi je fais une fixation sur cette fondation.
 
Quelques temps plus tard, alors que le chantier a notablement avancé, Henri me convie une nouvelle fois à le visiter. Cette fois, mon regard change et s’émerveille tout bonnement. Je découvre la structure métallique… Et là, c’est pour moi une révélation : l’exécution d’une toile s’impose à l’évidence !
 
Je parle de ce projet à Henri, lui explique grosso modo mes motivations, lui dis que je me lance dans le "constructionnisme" (à ne pas confondre avec le constructivisme qui s’inscrit dans un mouvement artistique). Mon enthousiasme communicatif le fait sourire. Il admet, somme toute, que ce pourrait être une bonne idée. Pourquoi ne pas essayer ?
 
Et me voilà à l’oeuvre. Je travaille d’arrache-pied pendant de longs mois jonglant entre mes obligations professionnelles et mes temps de disponibilité limitée. Je retourne à plusieurs reprises sur place pour mieux m’imprégner des lieux, ramasser quelques matériaux et juger, par là même, de la beauté de cette architecture qui se révèle et s’affirme au fur et à mesure de l’évolution des travaux. Henri se prête volontiers au jeu du ramassage en complétant mes prélèvements : il m’apporte du sable de son terrain et quelques pièces de métal qui trouveront bonne place dans mon oeuvre.
 
A aucun moment je n’accorde à Henri le privilège de voir mon travail. Je veux conserver l’effet de surprise.
 
Cette toile deviendra, au final, une oeuvre qui parle de lui, de l’artiste qu’il est, de son amour pour l’océan, de son intérêt pour la nature et l’univers du végétal, de sa passion pour le kite… Et bien entendu, d’AMARANDI son projet de vie… L’antre sacré de l’artiste !
 
LA TOILE AMARANDI
 
 
Pour réaliser cette toile, j’ai d’abord étudié le plan de masse de la villa. J’en ai ensuite repris les contours et ai travaillé en "décrochement" pour mettre en exergue le fait que la construction repose sur des pilotis. Il me paraissait également primordial de faire ressortir le tempérament artiste d’Henri. C’est la raison pour laquelle j’ai symbolisé son atelier par la présence d’un tube de peinture dont "dégouline" une bande colorée qui révèle le nom de la demeure ; l’artiste participe lui même à la naissance et au devenir de son antre.
 
Une aile symbolise sa passion pour le kite, une activité que seule une tempête pourrait l’empêcher de pratiquer ! Enfin, une bande bleue sur laquelle repose son profil symbolise le lac de Lacanau qui se réfère précisément à son existence tandis qu’un poisson, quelques vagues en alu et de véritables coraux rappellent le lien étroit qui l’unit également à l’océan. Ses cheveux grisonnants deviennent eux-mêmes océan : ils se terminent par un effet de vagues où se mêlent vert, bleu et gris. Quelques feuilles de fougères, des pierres et le sable de sa propriété complètent parfaitement l’image du personnage : un être sensible qui vibre au contact de la nature.
Par le plus pur des hasards, Henri m’a apporté quelques échantillons de métaux : parmi ceux-ci, il y en avait un qui m’a semblé tout trouvé puisqu’il contenait le chiffre 53. Un chiffre qui a son utilité et sa valeur puisqu’Henri est né en 1953 ! Belle trouvaille (mais pas encore archéologique !) ! Bon, là, je plaisante, évidemment !
 
Enfin, pour finir, un morceau de métal marron prélevé sur le chantier déborde de la toile : cette demeure ne s’enferme pas sur elle-même, au contraire, elle est une ouverture sur le monde et sur la culture, le parfait reflet de l’esprit d’Henri.    
 

Akuab’art


 
 
Le sujet principal de cette toile fait référence à la "poupée" Akuaba, statuette portée à la ceinture par les femmes ASHANTI* désireuses de maternité.
Symbole de fécondité représentant les critères de  beauté des ASHANTI, "Akuaba" signifie "bienvenue". Je me suis laissé dire que la tête formant un cercle parfait représenterait le soleil.
 
 
LA TOILE : AKUAB’ART
 
 
Reprenant justement l’idée du soleil qui irradie, j’ai choisi de traiter le sujet sur un fond orange. En visualisation, cette couleur est reconnue pour vitaliser et donner de la joie ; cela semblait donc parfaitement coller au thème.
 
Les motifs décoratifs qui agrémentent la poupée Akuaba rappellent les scarifications propres à chaque ethnie et qui sont également révélatrices du rang social.
 
En haut, à chaque extrémité de la toile, figurent deux des nombreux motifs africains qui ornent les tissus de la vie quotidienne. Codifiés, ils revêtent toujours une signification bien précise. En l’occurrence, ceux que j’ai choisis signifient "bonne chance" (à gauche, face à vous) et "longévité" (à droite).
En bas, l’on peut observer un poisson et une tortue, motifs de pendentifs inspirés de l’orfèvrerie des BAOULES (Côte d’Ivoire) réputés pour exceller dans l’art de la fonte à la cire perdue.
"Arborés par le roi, la reine mère et certains membres de la Cour (interprètes, chefs, militaires, voire messagers), ces pendentifs revêtaient, comme bon nombre de bijoux africains, une fonction talismanique destinée à écarter tout danger"**.
 
 Enfin, un serpent stylisé et coloré, prenant sa base au niveau du plexus solaire, épouse une forme ovoïde ; un oiseau semble reposer sur l’extrémité du reptile et lui fait face. A chacun de puiser dans cette allégorie ce qu’il a envie d’y trouver.
 
Sources :
* Ethnie du nord du Ghana
** ARTS PREMIERS – Bérénice Geoffroy-Schneider – Editions Assouline

Ed-Deïr


L’Ed-Deïr ou « le monastère », tombeau nabatéen aménagé pour le culte chrétien au IIIe siècle, est considéré comme étant le monument le plus imposant de la cité rupestre de PETRA située en JORDANIE méridionale, à 150 km au S.-O. d’Amman.
Oubliée pendant des siècles puis redécouverte au début du XIXè siècle par un explorateur suisse converti à l’islam qui se rend à la Mecque, l’antique PETRA s’offre à lui après qu’il ait franchi une gorge pofonde et étroite : il découvre un fantastique cirque de falaises qui ferme une étendue où s’amoncellent des ruines, des falaises sculptées comportant des temples, des édifices publics et des arcs de triomphe et ponts.
L’Ed-Deïr, d’époque gréco-romaine, présente une façade de 49 mètres de large et 39 de haut. Son architecture hellénistique, importée par les Nabatéens (tribu arabe venue du Yémen), annonce le style baroque. A partir de cet édifice, l’on jouit d’un panorama exceptionnel sur le Djebel-Haroun (le mont d’Aaron).
LA TOILE : ED-DEÏR
Ce tableau réalisé à main levée, c’est-à-dire le motif directement « jeté sur la toile » sans plans ni calculs préalables, est probablement le sujet qui aura exigé de ma part le plus de travail, de concentration et de dextérité. A chaque étape de son exécution, je n’ai eu de cesse de penser aux difficultés auxquelles les bâtisseurs ont dû se retrouver confrontés. Malgré la taille du chantier, ils ont réussi à édifier, entre autres, un ouvrage admirable, à mon sens proche de la perfection et d’un idéal de beauté.

Le Phare de Cordouan


Les phares de pleine mer ont toujours été bâtis sur des sommets de courage, de persévérance, de conviction et de foi.
Le Phare de Cordouan illustre, par là même, le résultat de tous les efforts et moyens humains mis en oeuvre pour atteindre l’excellence d’une oeuvre architecturale d’une valeur inestimable pour notre patrimoine national.
Si justement nommé « Le Roi des Phares, le Phares des Rois », Cordouan au destin si exceptionnel, véritable sentinelle postée à l’entrée de l’estuaire de la Gironde, se distingue par les nombreux trésors qu’il abrite, notamment une chapelle possédant 4 vitraux datant de 1853
LA TOILE : LE PHARE DE CORDOUAN
D’aucuns penseront que ce tableau repose sur une erreur technique. En fait, après avoir réalisé plusieurs peintures de ce phare que j’aime tant, j’ai eu envie de placer la digue dans l’axe même de l’édifice, cela afin de lui conférer une grandeur et une force supplémentaires.
Quoi qu’il en soit, la personne la mieux placée pour vous parler, avec passion, de ce beau patrimoine, est Monsieur Serge ANDRON, gardien en chef et mémoire vivante de cette oeuvre d’art.
Pour ma part, je nourris le rêve de pouvoir un jour exposer quelques toiles au coeur même du Phare de Cordouan…