ASSOCIATION « ENFANCE-PASCALE » pour les enfants dans le besoin


Le 06/10/2013
Bientôt deux ans ma Pascalinette que tu es partie et bien des choses ont été faites qui doivent te ravir ! Tu étais un coeur pur et ton Association porte  cette qualité comme empreinte de ta mémoire. Continue de nous soutenir de là-haut car nous aurons toujours besoin de ton sourire et de ta présence.
L’ASSOCIATION « ENFANCE-PASCALE » AVANCE DANS SES ACTIONS EN 2013
zrticlle assoc

PASQUALE

ASSOCIATION « ENFANCE – PASCALE »

94, rue Bernardin de St Pierre

76600 LE HAVRE

http://enfance-pascale.over-blog.com

et pour plus de renseignements :

Email : mfdellaragione@free.fr

Il n’y a pas de petits ni de grands dons, il y a juste une conviction, un engagement moral et la volonté de rendre le monde meilleur pour les enfants. Merci d’aider l’Association de manière ponctuelle ou durable. Sachez, chers visiteurs, que nous avons besoin de toutes les bonnes volontés.

Janvier 2012. Le téléphone sonne. Je décroche. Une voix féminine que je ne connais pas me dit : « Bonjour, vous êtes bien Corinne GAYRAUD ? » « Oui » dis-je. « Je suis la soeur de Pascale, je vous appelle pour vous annoncer son décès ». Je n’en crois pas mes oreilles… Je ne peux pas avoir perdu une amie ! Une amie si jeune ! Je suis bouleversée. Ma Pascalinette luttait contre un cancer depuis presque quatre ans avec beaucoup de dignité.

Année 2003. Je suis super contente. Je viens d’apprendre que j’ai été sélectionnée pour suivre une formation de technicien du tourisme sur Carcassonne. Pour moi qui ai la bougeotte et rêve de changement, c’est une bonne aubaine. En plus, j’ai de la famille sur Toulouse. Ma cousine s’empresse de faire des recherches et me trouve un petit appartement à Aucamville, presque à deux pas de chez elle. J’y viendrai les week-ends.

CARCASSONNE. Premier jour. Voilà au moins 20 ans que je n’avais plus remis les pieds dans cette ville. Je suis excitée à l’idée de renouer avec la Cité de Carcassonne. Je devais avoir 19 ans lorsque je l’ai découverte ; j’avoue en être tombée sous le charme !

Premiers pas dans le centre de formation, direction l’Accueil. Je suis arrivée assez tôt. Pourtant, devant moi, dans le couloir, se tient déjà une fille qui demande quelques renseignements. Je ne la vois que de profil. Je la trouve plutôt jolie, brune, coiffée d’ une queue de cheval. Je l’écoute avec attention. Elle a une voix mélodieuse qui laisse échapper un accent d’une région que je ne sais pas définir. La voix est, pour moi, un instrument naturel  révélateur de la personnalité ; j’y suis très sensible. Je continue de l’observer. Je  trouve qu’elle est racée, qu’elle a du chien !  Je l’imagine sans doute responsable d’un service ou même chef d’entreprise… Cela parce qu’elle a vraiment de l’allure et qu’elle affiche une sacrée assurance. Je comprends que nous serons dans la même section. Je me permets de le lui dire. Elle m’apprend qu’elle vient du Havre. « Ce n’est pas la porte d’à côté » lui dis-je. Elle sourit. Elle est venue en train. Nous en restons là. Nous regagnons respectivement notre hébergement.

Je découvre que je vais loger dans une petite chambre minuscule. A peine entrée dans la pièce, je suffoque ! Trop petit  pour moi. Je vais mourir asphyxiée dans ce cagibi. Je m’approche alors de l’unique fenêtre et là, Ô splendeur ! Je découvre une vue imprenable sur la cité de Carcassonne. Finalement, le destin fait bien les choses.

Les jours suivants, nous apprenons à nous connaître les uns et les autres. J’aime déjà le groupe pour sa diversité culturelle. Il est, entre autres, composé d’un israélien, d’une russe, d’une algérienne, d’une burkinabé et d’autres personnes venues d’horizons différents.  Très vite, quelques petits groupes se forment en fonction des affinités. Pour ma part, je sympathise particulièrement avec deux filles : Valérie, quarteronne d’origine vietnamienne et Pascale d’origine franco-italienne. Nous nous entendons particulièrement bien et devenons inséparables durant notre formation de quelques mois. Valérie et Pascale semblent développer une véritable amitié. Elles sont pratiquement du même âge. Je me régale de leurs discussions. J’ai 8 ans de plus qu’elles et de ce fait, pose un regard un peu différent sur l’existence. Je vis une belle expérience sur le plan humain.

Au fil des mois, à mon tour, je tisse un lien privilégié avec Pascale. Elle m’invite souvent à venir manger des « pâââtes » avec elle. Je crois qu’elle est fière de ses origines italiennes. En tout cas, elle a le sens de l’hospitalité. Elle n’a pas grand chose Pascale mais ce qu’elle a, elle le partage toujours de bon coeur.

Déception. La formation – en dehors des cours d’anglais – ne me plaît pas du tout. Je m’y ennuie fermement. Rechercher des vols sur un écran ne m’enthousiasme pas et la perspective de passer mes journées derrière un bureau encore moins ! Il y a une grande différence entre aimer voyager et organiser des plans de vol ! C’est décidé, j’irai jusqu’au bout de la formation mais je n’irai pas plus loin… Au grand dam de mes formateurs qui me trouvent pourtant bonne élève. Pascale, quant à elle, s’accroche. Elle est aussi une bonne élève. Elle se distingue souvent par ses interventions judicieuses en anglais. « Je veux réussir par moi-même et me prouver que je suis capable de faire quelque chose sans l’aide de mes parents ni de qui que ce soit » me confie-t-elle. Elle affiche une motivation, une détermination et une persévérance  inébranlables ! Je suis admirative ! Elle décide même de faire son stage en entreprise sur Paris pour se donner davantage de chance de réussir. Pourtant, elle ne connaît personne dans la capitale et il va falloir qu’elle se débrouille pour trouver un hébergement et une agence de voyage. Elle réussira tout ça ! Mais, tout comme moi, elle s’ennuie aussi par ailleurs lors de certains cours. Alors, elle nous suggère de faire l’école buissonnière… à trois !  « C’est bien lui dis-je  mais quand même trois personnes manquantes aux cours, ça ne peut que se remarquer et susciter des interrogations ! » Qu’à cela ne tienne ! L’une aura un rendez-vous chez un médecin, l’autre ne se sentira pas bien et la troisième aura un rendez-vous pour son fils… Elle ne manque pas d’imagination notre Pascale !  Et comme Valérie est toujours prête à lever l’ancre parce qu’elle rêve toujours « d’Ailleurs », nous nous échappons ! Pour avoir souvent séché les cours lorsque j’étais lycéenne, je m’étais pourtant promis de ne plus jamais faire l’école buissonnière… Mais Pascale a du leadership en elle…

Finalement, nous nous entendons très bien toutes les deux, avons les mêmes goûts. Souvent, après les cours, nous allons, à la nuit tombée, nous balader  dans la Cité. Il se dégage une atmosphère toute particulière qui nous séduit. Nous en faisons une à deux fois le tour sans jamais nous lasser. Je la fais rire parce que je touche souvent les pierres en m’y attardant. « Pourquoi fais-tu ça me demande-t-elle ? » « Parce que j’ai envie de capter leurs vibrations, leurs forces…  » lui dis-je. Oui, je sais, je suis un peu allumée mais je suis bretonne et j’aime les pierres et les rochers – j’ai grandi avec eux. Nous parlons de tout, échangeons nos points de vue sur les choses de la vie et tombons d’accord sur le fait que la vie n’est pas facile et qu’il faut donner une chance aux enfants pauvres, maltraités ou malades de prendre un bon départ dans l’existence. Je lui dis souvent que si j’avais de l’argent j’aimerais bâtir un établissement pour enfants en difficulté. Ce sont eux qui prendront la relève et feront le monde de demain… Mais je ne suis pas fortunée, alors ce rêve reste à l’état de rêve. N’empêche, j’y pense ! J’ai vu quelques reportages sur des personnes qui s’investissent afin d’aider des enfants lesquels, sans aide, seraient condamnés à l’extrême pauvreté matérielle et intellectuelle. Deux reportages m’ont particulièrement touchée : une jeune  française partie vivre aux Philippines pour tenter de sortir des petites filles de la prostitution et d’abus sexuels et un jeune homme investi d’une mission similaire au Cambodge. Impossible d’oublier ! Quelle grandeur d’âme !

Mais retour à CARCASSONNE. Les mois s’écoulent. Nous obtenons toutes les trois de bons résultats à notre examen. Quelques temps après, Valérie partira vivre avec le papa de son fils aux Seychelles où je perdrai définitivement sa trace, Pascale finira par décrocher un poste dans la plus grosse agence de voyages du Havre ! Pari gagné ma Pascalinette. Quant à moi-même, je m’orienterai vers un tout autre secteur professionnel.

Un jour, Pascale m’apprend qu’elle a un problème de santé. Je ne peux pas imaginer qu’il s’agisse de quelque chose de grave. A  36 ans, belle et intelligente comme elle l’est,  je me dis qu’elle a toute la vie devant elle. Pourtant, j’apprendrai vite que sa maladie porte le sale nom de cancer… J’ai mal. Je crie à l’injustice. Je ne comprends rien à la vie. D’ailleurs, la vie n’a pas le droit de m’enlever mes amis. Ils sont ma fierté et tout ce que j’ai de plus cher. Les années passent, la maladie évolue. Digne ma Pascale ! Alors que je l’ai au téléphone et que je la sens très fatiguée, elle me dit : « Corinne, je serai toujours disponible pour toi ». Ses mots me touchent parce que je la sais sincère ma Pascalinette. Elle me prie de venir la voir au Havre, elle veut me revoir. Comment te dire ma Pascalinette que je ne peux pas me libérer, happée par ma vie professionnelle et toutes les charges que j’ai par ailleurs ! Pourtant, ce n’est pas l’envie qui m’en manque. « En février 2012, j’irai à Lourdes avec mes parents » m’annonce t-elle. Nous convenons que lorsqu’elle passera à proximité de chez moi, j’irai la rejoindre pour la voir – ne serait-ce que quelques instants. Mais hélas, la vie ne nous offrira jamais cette opportunité. Elle nous quitte le 2 janvier 2012.  Je ne crois pas en Dieu ni en la réincarnation mais je crois tout de même qu’il existe une autre dimension et que l’âme survit à notre passage sur terre. D’ailleurs, dans les jours qui ont suivi le décès de Pascale, quelque chose, comme un fort pressentiment, m’a fait savoir que ce n’est que le début de notre amitié et qu’elle se poursuivra… La famille de Pascale reste en contact avec moi. Cela me touche profondément. Je découvre  une famille adorable, généreuse, déterminée à oeuvrer pour préserver la mémoire de leur « princesse » et pour mener à bien les projets que le temps n’aura pas permis à Pascale de réaliser. Le 10 octobre 2012, grâce aux dons recueillis, l’Association « Enfance-Pascale » créée par la famille DELLA RAGIONE, inaugure un premier puits dans un village du Bénin. Des enfants pourront ainsi vivre avec une meilleure hygiène de vie. Et la vie sera facilitée pour toute une population. Ce n’est que le début d’une grande aventure qui doit se poursuivre.

Merci à Pascale, merci à sa famille, merci aux donateurs. Il faut continuer ! Ce ne sont peut-être que quelques gouttes d’eau dans un océan mais ce sont des gouttes d’eau qui viennent alimenter l’océan d’amour et de partage qui unit tous les Hommes. Alors si vous voulez, vous aussi, vous joindre à l’Association « Enfance-Pascale », n’hésitez pas : par votre contribution, vous aiderez à rendre meilleur l’avenir d’enfants. Plus nous serons nombreux à nous mobiliser, plus les actions seront percutantes. Rien au monde n’est plus beau que le sourire retrouvé d’un enfant.

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AXEL BAUER


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Encore merci à Pascale, mon adorable collègue, auteure de cette nouvelle photo.

10 avril 2013

Nous attendons l’arrivée d’Axel BAUER. Tandis qu’un petit groupe se forme, David, l’un de mes collègues me fait remarquer la présence de FR3 sur les lieux. Sympa pour notre enseigne. Je demande au cameraman comment il a appris la venue d’Axel BAUER chez nous. « Par Facebook » me répond-il. D’allure avenante, il me demande si j’accepterais de le prendre en photo au côtés du chanteur (un fan assurément !). « Mais bien sûr ! » lui réponds-je. Sauf que j’omets de lui confier que depuis quelques temps, je tremble beaucoup. Mes photos sont en règle générale plutôt floues… Mais quoi qu’il en soit, une parole donnée est une parole donnée aussi me faudra-t-il faire fi de mon handicap  simplement passager  je l’espère .

Quelques collègues se sont regroupés près de la scène. Il faut bien se rendre à l’évidence qu’Axel BAUER nous a accompagnés de sa belle voix durant pas mal d’années. Pour moi, la chanson la plus représentative reste « Cargo de nuit », souvenirs de soirées passées en boîtes de nuit.

Voilà enfin Axel Bauer précédé d’Hervé, chauffeur de taxi émérite pour l’occasion. Un petit tour puis ils s’exilent à l’étage, le temps, je le suppose, de réaliser une interview.
Enfin, Axel Bauer regagne la scène. Quelques réglages s’imposent à l’évidence : on ne trompe pas la finesse d’une oreille de musicien.

Et voilà Axel Bauer qui se lance. Belle prestation pour lui qui lutte contre une sale bronchite. Un moment qui ravit l’assemblée.

Ensuite vient le temps des photos. Je tente une approche : « Bonjour, j’ai pour projet de faire le portrait des artistes populaires qui passent en notre magasin. A ce titre, j’aimerais vous poser quelques questions. « Mais je suis speed » me répond-il. Moi qui suis sensible, je me sens glacée par cette réponse. « Je veux juste vous poser une ou deux questions du genre : qu’aimez-vous en dehors de la musique ? Comprenez, j’ai besoin de capter un peu votre âme »…

Ouf ! Il finit tout de même par se livrer sur son autre passion. Sky !  J’aurais aimé creuser un peu plus mais je sens bien qu’il y a une frontière à ne pas franchir et je me dois, avant toute chose, de respecter l’être humain qui est en face de moi – un peu hermétique ce jour là -.

En tout cas, tout ce que je peux dire, c’est qu’il a gardé sa belle voix ; un réel enchantement pour celles et ceux qui l’apprécient. « Peaux de serpent » est une réussite.

Merci Axel BAUER, à bientôt pour un portrait sur toile. Et bonne continuation !