CARNET DE VOYAGE


Il y a un peu plus de deux ans environ, j’ai participé au concours "Prix George Sand du 1er carnet de voyage" organisé par le Centre des Monuments Nationaux en partenariat avec la région Centre.
 
Je n’ai, bien évidemment, remporté aucun prix. Aussi curieux que cela puisse paraître, ce n’était pas du tout le but de ma démarche. Mon objectif était simplement d’y participer, de tenter une nouvelle expérience. Je ne disposais que de peu de temps devant moi pour trouver une destination, organiser mon voyage et me mettre à l’oeuvre. La date butoir expirait un mois et demi après la découverte de cette annonce. En effet, j’avais, par le plus pur des hasards,  pris tardivement connaissance de ce concours en lisant un petit encart publié dans le magazine "Grands Reportages". L’idée m’avait plue… J’ai foncé tête baissée !
 
 J’ai donc bouclé mon sac à dos en quatrième vitesse et ai filé tout droit au Maroc (pas loin, pas cher) en entraînant, dans la foulée, mon ami, Lou. Rien d’exceptionnel en ce qui concerne la destination même. Mais une fois sur place, j’ai éprouvé un plaisir incommensurable à me mettre à l’ouvrage, à écrire, à raconter nos rencontres, nos péripéties, à dessiner, à peindre et à coller. J’ai trouvé, dans cet exercice de style, tous les ingrédients propres à satisfaire ma soif de création.
 
Par un tour de force dû à ma grande constance, à ma persévérance et à mon jusqu’au-boutisme, j’ai réussi à terminer mon carnet de voyage deux jours seulement avant la date fatidique d’envoi ! Un véritable exploit eu égard à la somme considérable de travail que cela a représenté !
 
"Escapade au Maroc" était né ! C’était fait ! 125 pages manuscrites comportant photos, aquarelles, mine de plomb, craies de couleur, pastels, sable, végétaux, tissus et autres documents divers !
  
Aujourd’hui, je garde ce carnet bien précieusement et le compte au nombre de mes trésors les plus chers. Je le conserve avec d’autant plus de soin qu’il représente, à mes yeux, un petit clin d’oeil fait à mon grand-père paternel, Max GAYRAUD (1904-1977), réunionnais d’origine qui vécut au Maroc, monta son entreprise d’épandage (il était aviateur), rechercha l’uranium dans le Sahara et sauva quelques pilotes par trop téméraires qui s’étaient retrouvés en difficulté ou égarés dans le désert.
 
Concernant l’avenir, j’ai déjà investi dans l’achat d’un autre carnet… Parce que j’ai bien l’intention de remettre ça ! Je n’ai pas encore choisi ma prochaine destination. Rien ne presse dans l’immédiat. Il faut juste que je me donne les moyens de quitter mon travail de "ouf" (comme l’on dit populairement) pour mieux gagner ma vie. Décrocher un job à l’heure actuelle, ça relève du parcours du combattant ! Surtout passé la quarantaine – ce qui est mon cas – ! Mais je suis habituée à me battre et c’est ce que j’ai déjà commencé à faire ! Inch Allah !
 
Ci-dessous : la couverture de mon carnet de voyage, elle-même peinte… 
 
 
 
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