A PROPOS DE MES CARTES ILLUSTREES


 
 
TOUTES LES PHOTOS DE MES CARTES DANS LES ALBUMS : "MES CARTES ILLUSTREES" (classées par thème)
 
 
Vous jetez facilement à la poubelle ?
 
Moi, je récupère, j’utilise, je dessine, je découpe, je transforme, je peins et mets en forme… Et cela donne, au final, les cartes que je présente sur ce blog.
 
Mes sources d’inspiration ?
 
Elles sont conditionnées à la fois par le matériel qui se trouve être à ma disposition (cartons, plastiques, rubans, papiers, végétaux, etc) et par mon amour de la nature, de l’océan, des choses simples de la vie que j’ai envie d’exprimer.
Tout est confectionné par mes petites mains et il faut savoir que certaines cartes exigent plusieurs heures de travail – voire plusieurs jours – car une fois l’idée de base trouvée, mettre le sujet en forme peut s’avérer une tâche ardue malgré la simplicité finale affichée.
En ce sens, mon travail ne s’apparente en rien au scrapbooking très en vogue actuellement (ce qui ne m’empêche nullement d’apprécier les résultats obtenus par les adeptes de cette spécialité) mais s’inscrit plutôt dans le désir d’accomplir des choses très personnelles au caractère unique. 
 
Les cartes sont à voir parmi mes albums à : "mes cartes illustrées".
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GILLES BORDY


 
Ancien collègue et jeune artiste de grand talent, Gilles mérite que l’on aille faire un tour sur son site pour y découvrir la richesse de sa palette et des thèmes traités avec beaucoup de sensualité et de sensibilité : www.gillesbordy.fr/

REMERCIEMENTS


Je tiens tout particulièrement à remercier ma tante, Françoise DELIGNE née GAYRAUD, pour toutes les photos et documents qu’elle m’a gentiment prêtés concernant ses parents (en l’occurrence mes grands-parents). Grâce à elle, j’ai pu scanner de splendides photos de ma grand-mère, Denise Espelle, qui agrémentent ce blog. Je la remercie également d’avoir mis au monde ma cousine, Brigitte, qui est une belle et grande artiste mais qui a choisi plutôt la voie de l’artisanat d’art que celle de la peinture sur toile.
 
Je remercie également Jean-Paul ESPELLE pour m’avoir conté sa naissance… Il n’aurait peut-être pas vu le jour de la même manière s’il n’y avait pas eu une grande histoire liée aux Beaux-Arts de Nantes dans la famille ! Et cela aurait été fort dommage !
 
Enfin, je tiens à remercier Sylvia CRETE pour m’avoir, un jour, incitée à me mettre à la peinture à l’huile. Sans ses conseils, je n’aurais sans doute jamais franchi le pas… En tout cas, pas aussi vite !
 
J’adresse un clin d’oeil à mes amies Sylvie SALLAT, Christiane BLANCHET, Sandra DUFAU, Colette CHANTEAU, Marie-Ange et Lady FREDERIC ainsi qu’à Dominique ZIE. Elles savent toutes pourquoi elles sont expressément nommées ici.
 
Je dédie ce blog à mon adorable mère et… à toi, Lou, ma muse, mon Amour, mon soutien, mon souffle, mon soleil depuis tant d’années ! Et sans doute pour l’éternité ! A toi, le seul homme capable de me supporter et de m’aimer sans condition ! 
 

AMARANDI


 
Lorsqu’Henri CLEMANDOT m’invite à visiter, pour la première fois, le chantier de construction de sa villa contemporaine, il faut bien dire qu’il n’y a pas grand chose à voir en dehors d’une structure plate bétonnée qui repose sur des pilotis et émerge de la masse sableuse du terrain avec une belle assurance.
Mais je change bien vite d’avis tandis que je pose les pieds sur la surface brute et que je m’y promène librement. Je découvre alors une forme cubique dont la disposition en "plots" peu commune se révèle intéressante . Cela m’interpelle.
 
Nous quittons le chantier. Je reprends mon activité professionnelle mais une fois rentrée chez moi, la forme cubique me revient en mémoire, m’envahit et m’obsède. Je ne comprends pas bien pourquoi je fais une fixation sur cette fondation.
 
Quelques temps plus tard, alors que le chantier a notablement avancé, Henri me convie une nouvelle fois à le visiter. Cette fois, mon regard change et s’émerveille tout bonnement. Je découvre la structure métallique… Et là, c’est pour moi une révélation : l’exécution d’une toile s’impose à l’évidence !
 
Je parle de ce projet à Henri, lui explique grosso modo mes motivations, lui dis que je me lance dans le "constructionnisme" (à ne pas confondre avec le constructivisme qui s’inscrit dans un mouvement artistique). Mon enthousiasme communicatif le fait sourire. Il admet, somme toute, que ce pourrait être une bonne idée. Pourquoi ne pas essayer ?
 
Et me voilà à l’oeuvre. Je travaille d’arrache-pied pendant de longs mois jonglant entre mes obligations professionnelles et mes temps de disponibilité limitée. Je retourne à plusieurs reprises sur place pour mieux m’imprégner des lieux, ramasser quelques matériaux et juger, par là même, de la beauté de cette architecture qui se révèle et s’affirme au fur et à mesure de l’évolution des travaux. Henri se prête volontiers au jeu du ramassage en complétant mes prélèvements : il m’apporte du sable de son terrain et quelques pièces de métal qui trouveront bonne place dans mon oeuvre.
 
A aucun moment je n’accorde à Henri le privilège de voir mon travail. Je veux conserver l’effet de surprise.
 
Cette toile deviendra, au final, une oeuvre qui parle de lui, de l’artiste qu’il est, de son amour pour l’océan, de son intérêt pour la nature et l’univers du végétal, de sa passion pour le kite… Et bien entendu, d’AMARANDI son projet de vie… L’antre sacré de l’artiste !
 
LA TOILE AMARANDI
 
 
Pour réaliser cette toile, j’ai d’abord étudié le plan de masse de la villa. J’en ai ensuite repris les contours et ai travaillé en "décrochement" pour mettre en exergue le fait que la construction repose sur des pilotis. Il me paraissait également primordial de faire ressortir le tempérament artiste d’Henri. C’est la raison pour laquelle j’ai symbolisé son atelier par la présence d’un tube de peinture dont "dégouline" une bande colorée qui révèle le nom de la demeure ; l’artiste participe lui même à la naissance et au devenir de son antre.
 
Une aile symbolise sa passion pour le kite, une activité que seule une tempête pourrait l’empêcher de pratiquer ! Enfin, une bande bleue sur laquelle repose son profil symbolise le lac de Lacanau qui se réfère précisément à son existence tandis qu’un poisson, quelques vagues en alu et de véritables coraux rappellent le lien étroit qui l’unit également à l’océan. Ses cheveux grisonnants deviennent eux-mêmes océan : ils se terminent par un effet de vagues où se mêlent vert, bleu et gris. Quelques feuilles de fougères, des pierres et le sable de sa propriété complètent parfaitement l’image du personnage : un être sensible qui vibre au contact de la nature.
Par le plus pur des hasards, Henri m’a apporté quelques échantillons de métaux : parmi ceux-ci, il y en avait un qui m’a semblé tout trouvé puisqu’il contenait le chiffre 53. Un chiffre qui a son utilité et sa valeur puisqu’Henri est né en 1953 ! Belle trouvaille (mais pas encore archéologique !) ! Bon, là, je plaisante, évidemment !
 
Enfin, pour finir, un morceau de métal marron prélevé sur le chantier déborde de la toile : cette demeure ne s’enferme pas sur elle-même, au contraire, elle est une ouverture sur le monde et sur la culture, le parfait reflet de l’esprit d’Henri.